Appui à la lutte contre la carence en vitamine ALa carence en vitamine A accroît la vulnérabilité des enfants aux infections, et augmente la gravité de beaucoup d'entre elles. De plus cette carence est la cause individuelle la plus importante de cécité chez les enfants des pays en développement. C'est ainsi qu'en 1985, les Nations Unies ont lancé le Programme décennal pour le contrôle et la lutte contre ce fléau. Ce programme incorpore : • Des actions à court terme consistent en la distribution des capsules en vitamine A, dont le rôle est essentiel dans les situations d'urgence (la supplémentation en vitamine A abaisse d'environ 23 % le risque de décès chez l'enfant, UNICEF, 1998). Des actions à moyen terme privilégient en l'enrichissement alimentaire en vitamine A. Des actions à long terme visant en la production et l'incitation à la consommation d'aliments riches en vitamine A. Le Laboratoire d'Hygiène et d'Environnement du Centre Pasteur du Cameroun s'implique dans les programmes de contrôle et de lutte contre la carence en vitamine A tels que préconisés par les Organismes des Nations Unies, par le développement de l'activité de dosage du rétinol sérique. Ces études sont effectuées en partenariats avec l' OMS, l'UNICEF, le HKI, SIGHT AND LIFE, la FAO, l'UNESCO, le Ministère de la Santé Publique au Cameroun et les institutions des pays demandeurs. • Travaux antérieurs
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La carence en vitamine A accroît la vulnérabilité des enfants aux infections, et à la cécité. En Afrique, près de 18 millions d'enfants sont à risque dont 1,3 millions souffrent de xérophtalmie. La carence en fer est le problème nutritionnel le plus répandu dans le monde. Plus de 2 milliards de personnes, principalement les femmes et les enfants sont anémiées. L'OMS a estimé que dans les pays en développement, 51 % des enfants de moins de quatre ans sont anémiés tandis que la prévalence de l'anémie en 1992, chez les femmes enceintes, en Afrique, était de 52 % et de 54 % pour la sous région de l'Afrique Centrale. L'enquête Nationale sur la carence en vitamine A et l'anémie avait pour objectifs :
La collecte des données sur le terrain a eu lieu sur l'ensemble du territoire national. 4954 mères d'enfants de 12 à 71 mois ont été interviewées, 2375 enfants ont été prélevés pour la détermination du taux de rétinol sérique et 2516 enfants pour celle du taux d'hémoglobine. Par ailleurs, 2508 femmes en âge de procréer et 901 hommes âgés de 18 ans et plus ont été prélevés pour le dosage de l'hémoglobine. La distribution par âge montre que la carence en vitamine A est un problème de santé publique grave à tous les âges, mais elle est plus sévère chez les enfants de 2 ans avec une prévalence de 45,0 %. Elle touche autant les deux sexes. L'enquête de consommation alimentaire corrobore les résultats du taux du rétinol sérique. La fréquence de consommation des aliments riches en vitamine A est insuffisante au Cameroun. L'huile de palme, principale source de vitamine A au Cameroun, se consomme en moyenne 4,5 jours par semaine. Les zones de fortes consommation sont les hauts plateaux avec une fréquence de consommation de 6,68 jours par semaine et la zone côtière avec 6,4 jours par semaine. Elle est consommée moins d'un jour en moyenne par semaine dans la zone sahélienne. Malheureusement, le blanchiment qui détruit la vitamine A dans l'huile de palme, est une pratique courante dans tout le pays. Les aliments riches en vitamine A d'origine animale sont peu consommés dans toutes les zones, à l'exception de Yaoundé/Douala. Le taux de couverture en capsule de vitamine A ( 1,9 %) est insignifiant en dehors des JNVs. Au Cameroun, six enfants sur dix (56,9 %)sont anémiés dans l'ensemble du pays. La zone forestière est la plus touchée avec une prévalence de 67,1 %. La moins affectée est la zone des Hauts-Plateaux avec 38 ,8 % d'enfants anémiés. Au niveau national, 52,4 % des femmes enceintes sont anémiées. L'ensemble de ces résultats montre que :
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Lutte contre les carences en vitamine A