Grippe Humaine

Activités de surveillance de la grippe

Grippe humaine

Le CPC abrite le Centre National de Référence de la Grippe au Cameroun. A ce titre, il effectue une  surveillance organisée sous forme de surveillance sentinelle et une surveillance biologique ciblant essentiellement les formes bénignes de la grippe. Le diagnostic biologique se fait grâce à la mise en place des techniques moléculaires (rRT-PCR) du CDC. La surveillance sentinelle de la grippe au Cameroun est réalisée par le CPC depuis Novembre 2007. Un total de 22 formations sanitaires réparties dans 8 des 10 Régions administratives du Cameroun participe à cette surveillance sentinelle.

Bilan annuel :en 2016, 1337 échantillons ont été testés et 328 (24.5%) étaient positifs (8.2% A/H1N1pdm, 40.5% A/H3N2, 5.5% A non sous-typable et45.7% B (tableau 4).

 

Tableau 2: comparatif de la répartition des virus grippaux en 2015 et 2016

Les virus Influenza A/H3et B sont retrouvés de façon majoritaire cette année.

Figure 3 : circulation des virus grippaux au Cameroun en 2016

D’après la figure 3, nous pouvons constater que, pour l’année 2016, nous avons :

-          Un seul pic virologique est à noter entre mi-avril et mi-décembre

-          Le virus Influenza A/H3, présent de début avril à septembre a laissé place au virus Influenza B par la suite.

Grippe aviaire / suivi des cas contacts humains

 

Du 20 au 23 Mai 2016, une forte mortalité de volailles dans les locaux du Complexe Avicole de Mvog-Betsi de Yaoundé a été constatée par le Réseau de surveillance Epidémiologique du Ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales (MINEPIA) : 24 000 décès sur un cheptel de 33 000 poulets ont été enregistrés soit un taux de mortalité de 75%.

Le 24 Mai 2016, la DLMEP a été informée par le Laboratoire National Vétérinaire (LANAVET) des résultats positifs pour le virus de grippe aviaire A/H5 dans des échantillons  provenant de ce complexe. Par ailleurs, le typage du gène de la Neuraminidase effectué par le Centre Pasteur du Cameroun (CPC) révèle le type N1. Ainsi, il a été défini que le virus de la grippe aviaire présent sur le territoire camerounais était le virus aviaire hautement pathogène A/H5N1.

Par la suite, d’autres foyers ont été détectés et confirmés positifs :

  • le 28 Mai 2016, dans la région du Sud à Ebolowa dans le District de la Mvila avec une notion de lien épidémiologique avec le foyer épizootique de Mvog-Betsi.
  • le 03 Juin 2016, dans la Région de l’Ouest, avec deux foyers identifiés l’un dans une ferme de l’aire de santé de Bayangam dans le district de santé de Bandjoun et l’autre au marché Casablanca à Bafoussam dans le district de santé de la Mifi.
  •  le 12 juin 2016 dans région de l’Adamaoua dans la localité de Daber.

 

Tableau 3: répartition des échantillons humains reçus des différents sites touchés pour le premier et le deuxième prélèvement

  • 673 échantillons humains reçus au laboratoire
    • Aucun n’a été détecté infecté par le virus de la grippe aviaire H5N1
  • Au total  529 prélèvements initiaux ont été acheminés et analysés au CPC
  • seulement 144 échantillons issus du 2ème  prélèvement reçu  (soit uniquement 27%)
  • Un total de 185 échantillons aviaires a été reçu au CPC acheminés par le LANAVET pour confirmation. Dans la période du 25 mai au 18 juin 2016
    • 34 échantillons aviaires, détectés positif au virus aviaire H5
  • Le gène NA (N1) a été séquencé pour 18 échantillons. Les arbres phylogénétiques sont en cours afin de définir le lien épidémiologique entre les différents foyers et l’origine potentielle de l’épizootie.
  • Une proportion de 1.9 % d’échantillons ont néanmoins été testés positif pour le virus grippal (saisonnier) illustré dans le tableau ci-après bien que les personnes ne présentaient aucun symptômes.

 

Tableau 4: distribution des échantillons testés positif au virus grippalpar Région affectée (A/H1p : A sous-type H1/2009 pandémique, A/H3 : A sous-type H3, A/NST : A non sous-typable, B : type B)

Nous prévoyons de faire une collecte des données épidémiologiques de façon électronique à travers des Smartphones.

Nous prévoyons d’ouvrir au moins un site dans la région de l’Est pour augmenter la représentativité des résultats de surveillance et de restructurer le réseau sentinelle (diminution du nombre de sites dans certaines régions). L’ouverture de nouveaux sites SARI sera étudiée.

De plus, il est prévu de mettre en place la technique de sérologie grippe au cours de l’année ainsi que de mettre en place et valider les techniques d’amplification en vue du séquençage des souches de virus grippal. Nous devons poursuivre la culture et l’isolement des virus grippaux.