"Centre Pasteur du Cameroun: clôture du projet Etude sur l'Alimentation Totale en Afrique Subsaharienne "

Le Centre Pasteur du Cameroun (CPC) arrive au terme d’une étude visant à évaluer l’exposition des populations du Bénin, Cameroun, Mali et Nigéria à un large panel de substances chimiques par voie alimentaire (2014-2018). Ce projet Etude de l’Alimentation Totale (EAT) a été financé par le Fonds pour l’Amélioration des Normes et le Développement du Commerce (STDF) et mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) avec l’appui technique de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Cette étude a été pilotée par le CPC, et a intégré 8 centres d’étude des 4 pays est unique en son genre sur le continent africain. Dans le cadre de l’EAT plus de 4.000 aliments, jugés présentatifs des habitudes alimentaires des habitants des 8 régions ont été collectés. Ces échantillons ont été préparés conformément aux habitudes alimentaires et envoyés à 4 laboratoires de renommée mondiale, qui ont recherché plus de 800 substances chimiques incluant, entre autres des résidus de pesticides, des mycotoxines et les hydrocarbures aromatiques polycycliques. Ces substances ont été quantifiées dans les aliments que les populations de l’étude consomment tous les jours et croisées avec les données de consommation générées dans la cadre du projet et portant sur plus de 70.000 ménages du Bénin, Cameroun, Mali et Nigéria de façon à pouvoir comparer l’exposition des ménages à des valeurs toxicologiques de référence, c’est-à-dire pour pouvoir caractériser le risque sanitaire.

Les premiers résultats de cette étude ont été récemment présentés au cours d’un atelier régional du 30 au 31 août 2018 en présence des représentants des quatre pays partenaires de l’étude, du Directeur Adjoint du STDF, du Coordonnateur du Codex Alimentarius pour l’Afrique et de plusieurs membres du personnel de la FAO et de l’OMS.

Le 7 septembre 2018 s’est également tenu un atelier national de bilan du projet Etude de l’Alimentation Totale en Afrique Subsaharienne au Centre Pasteur du Cameroun. Cet événement s’est déroulé sous le patronage du Pr. Elisabeth Carniel, Directeur Général du CPC, et en présence du Dr Phanuel Habimana, Représentant Résident de l’OMS au Cameroun, du Dr Athman Mvravili, Représentant Résident de la FAO au Cameroun et de nombreuses parties prenantes nationales, notamment issues des ministères en charge de la Santé, de l’Agriculture, de l’Industrie et du Commerce, ainsi que de la sphère académique et de la société civile.

Au cours des deux ateliers, les parties prenantes nationales ont commencé à plancher sur une feuille de route, pour pouvoir mieux protéger le consommateur et pour pouvoir s’assurer de la conformité de la production alimentaire vis-à-vis des normes nationales et internationales. La liste non exhaustive des chaînes de valeur prioritaires, pour lesquelles réduire la contamination chimique est un enjeu de santé publique, comprend la filière poisson fumé, les huiles de cuisson, la production et la conservation de l’arachide, et du maïs.

Ces feuilles de route seront très utiles pour pouvoir mobiliser les ressources nécessaires afin d’améliorer certaines chaînes de valeur essentielles pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations africaines et pour l’accès au marché international des denrées alimentaires produites en Afrique Subsaharienne.

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Améliorer les soins de santé à travers la plateforme d’immunologie

Le Centre Pasteur du Cameroun en tant que Laboratoire National de Référence et de Santé Publique a procédé le 18 juillet 2018 à l’inauguration d’un équipement magpix acquis grâce au don du gouvernement japonais d'un montant de 56 millions de F CFA. Cette plateforme d’immunologie va permettre d’améliorer significativement la qualité des activités de recherche et de santé publique.

Dans le cadre du démarrage des activités de la plateforme immuno, 3 projets ont démarré : la détection multiplexes d'arbovirus permettant d'améliorer l'algorithme de diagnostic du LNR OMS FJ; le dosage de Biomarqueurs inflammatoires des carcinomes hépatocellulaires, et la détection/quantification de marqueurs immunitaires de gravité du Paludisme chez les enfants. Les résultats préliminaires ont été présentés au cours de la cérémonie.

L’inauguration a eu lieu en présence du Secrétaire d’Etat à la Santé Publique, Alim Hayatou représentant le MINSANTE, de Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur du Japon, Kunio Okamura, et du Représentant de Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de France.

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Evaluation de surveillance du SHEm

Le Service d’Hygiène et Environnement section microbiologie a reçu le 23 juillet 2018, trois auditeurs du TUNAC dans le cadre de la première évaluation de surveillance de son accréditation ISO 17025. Les objectifs de cette évaluation étaient de vérifier d’une part la conformité du système mis en place par rapport aux critères d’accréditation TUNAC et d’autre part de re-confirmer la compétence du laboratoire à fournir des résultats fiables.

La journée a débuté à 8h30 par une réunion d’ouverture au cours de laquelle le responsable de l’équipe d’évaluation a rappelé le champ d’évaluation qui concernait les analyses incluses dans la portée d’accréditation et présenté le planning d’évaluation. Les auditeurs se sont ensuite atteler à évaluer la revue documentaire, les dispositions organisationnelles et techniques du laboratoire ;  ils ont également vérifié la mise en place et l’efficacité des actions correctives relatives aux écarts décelés lors de l’évaluation précédente.

La réunion de clôture qui s’est tenu à 19h, le même jour, a permis aux auditeurs de faire le point sur écarts enregistrés ; et aux vus de ceux –ci, les auditeurs ont annoncé le renouvellement de l’accréditation du laboratoire par le TUNAC.

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Rôle clé des laboratoires nationaux de référence africains dans les réponses d'urgence aux épidémies

Le Cameroun a accueilli du 18 au 22 juin 2018 la 5eme conférence internationale de l’Alliance des partenaires africains pour l’intervention en cas de flambées épidémiques. Les travaux se sont déroulés au Hilton Hôtel à Yaoundé avec la participation de personnels médicaux civils et militaires représentant une vingtaine de pays africains sous la coordination du US Africa Command.
En effet, la menace des agents pathogènes dangereux émergents et ré-émergents en Afrique devient préoccupante à cause du manque des processus de détection précoce et de réaction immédiate efficace. Les forces armées africaines, jouent des rôles essentiels dans la détection des flambées épidémiques. Afin de réduire le risque de flambée épidémique, il faut un plan d'intervention fiable et validé intégrant les civils et les militaires.
Les objectifs de cette alliance sont, entre autres, de : Promouvoir auprès des organisations de santé et de sécurité nationales, régionales et internationales l'importance du rôle des forces armées dans l'intervention en cas de flambées épidémiques ; et promouvoir des partenariats civilo-militaires efficaces dans les communautés de la santé et de la sécurité ; C’est dans ce cadre le CPC, en tant que Laboratoire National de Référence et de Santé publique, et le Réseau International des Instituts Pasteur (RIIP) à travers l’OITF (Outbreak Investigation Task Force) ont été conviés à ces assises. Le Dr Eyangoh Sara, Directeur Scientifique du CPC, a présenté le rôle clé du laboratoire dans les réponses d’urgence pendant les épidémies, en prenant comme exemple la place essentielle du CPC dans le système de santé camerounais dans la gestion des épidémies. Elle a insisté sur les défis relevés par l’évaluation du Règlement Sanitaire international dont l’organisation d’un réseau de laboratoire fonctionnel « une santé » et un système de transfert des échantillons. La présentation du CPC a également permis de montrer nos atouts: l’appartenance au RIIP. Ainsi le Dr Eileen Farnon, du Centre de Santé Global de l’Institut Pasteur de Paris, a partagé l’expérience de l’OITF pour montrer comment au sein du RIIP on peut mobiliser les capacités pour soutenir une riposte efficace aux flambées. Cette réunion était enfin une occasion pour le CPC de souligner les différentes opportunités qui se présentent pour renforcer les capacités des laboratoires et de faire un plaidoyer pour que le laboratoire soit d’avantage appuyé et que les nouvelles technologies soient transférés dans les laboratoires nationaux de référence africains afin qu’ils puissent mieux préparer et répondre rapidement aux urgences sanitaires.
Par la suite, environ 80 participants d’une vingtaine de pays ont effectué une visite dans les locaux du CPC afin de mieux apprécier ses compétences techniques et structurelles.

 

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