Santé publique

 Le CPC réalise sa mission de Santé Publique par la conduite des activités de surveillance épidémiologique. Cela se fait à travers la participation aux grands programmes nationaux et internationaux de lutte contre les maladies particulièrement celles à risque épidémique pour le Cameroun mais aussi pour la sous-région Afrique centrale. Les activités menées permettent ainsi : (1) l’isolement et/ou l’identification moléculaire des microorganismes, (2) le contrôle de qualité externe des laboratoires (3) l’élaboration des outils de diffusion des résultats, et (4) l’analyse situationnelle des alarmes épidémiques. Ces programmes multidisciplinaires visent à développer dans la sous-région des interventions efficaces au bénéfice des populations.

Bien que Laboratoire National pour différentes maladies, l'expertise du CPC lui donne souvent une dimension sous régionale ; il reçoit ainsi et analyse les échantillons des autres pays. Toutes nos analyses sont soumises au contrôle de qualité externe dans les laboratoires régionaux de référence ou supranationaux de référence selon les recommandations de l’OMS et montrent une concordance satisfaisante. Les bases de données sont partagées de façon hebdomadaire avec le MINSANTE et tous les organismes impliqués.

En plus de l’activité sur la surveillance des Paralysies Flasques Aigues (PFA), le CPC a mis en place depuis mai 2015, la surveillance des poliovirus dans l’environnement grâce à la mise aux normes des laboratoires (P2+). Nos résultats sur la surveillance de la rougeole et la rubéole ont permis de soutenir le plaidoyer pour les campagnes de vaccination. Une micro épidémie de choléra a également été confirmée dans le septentrion. En 2016, le CPC a objectivé la circulation de la rage domestique dans les régions du Centre et du Sud. La confirmation biologique de 2 cas de rage humaine originaire de la région Centre en 2016 souligne le fait que le risque de contracter la rage domestique reste actuel au Cameroun. Au vu de l’absence d’un système surveillance sentinelle efficace, il est évident que les données parcellaires actuelles ne permettent pas d’estimer le poids de la rage sur la santé humaine et animale au Cameroun.