Renouvellement d'accréditations

Du 21 au 25 mai 2018, Le Centre Pasteur du Cameroun, Laboratoire National de Référence et de Santé Publique a reçu deux experts : Dr Mick Mulders (OMS HQ) et Dr Kfutwah (OMS Afro), dans le cadre du renouvellement annuelle des accréditations des laboratoires de référence pour la Poliomyélite, la Fièvre Jaune (FJ) et la Rougeole/Rubéole. Après une semaine d’audit, ces différents laboratoires ont reçu de ces experts le quitus pour leur accréditation jusqu’en 2019.

Par ailleurs, le Laboratoire National de Référence pour la Fièvre Jaune a été évalué dans la perspective qu’il devienne un laboratoire Régional de Référence en Afrique Centrale. Le CPC a été apprécié pour les techniques déjà mises en place et les mesures d’assurance qualité. Le processus engagé reste en cours et prévoit l’arrivée prochaine d’un Consultant (ancien responsable des Arbovirus au CDC-Atlanta, USA) pour la suite de cette évaluation.

La réunion d’ouverture qui s’est tenue le lundi 21 mai a permis de planter le décor sur les attentes des auditeurs. En effet, il a été question, pendant cinq jours, d’auditer et d’évaluer les procédures, les méthodes d’analyses, les SOPs, les locaux, matériels utilisés, l’organisation du travail et le savoir-faire des équipes en place. Les auditeurs ont tout aussi estimé que l’aspect  biosécurité également dans ces laboratoires est très avancé par rapport à d’autres laboratoires de même acabit. Les auditeurs sont donc repartis satisfaits des performances du CPC et de son expertise.

Lors de la réunion de clôture qui s’est tenue le vendredi 25 mai à 15h30 à la salle de conférence du Centre Pasteur du Cameroun en présence du Pr Elisabeth Carniel, Directeur Général du CPC, du Sara Eyangoh, Directeur Scientifique, du Dr Demanou, Responsable du Laboratoire FJ, de madame Endegue Zanga, Responsable du laboratoire de Polimyélite et des équipes des laboratoires de référence pour la Poliomyélite, la Fièvre Jaune et la Rougeole/Rubéole, les experts de l’OMS ont félicité le CPC. Ils ont également émis le souhait de maintenir cette performance pour les années à venir. Concernant la charge de travail du laboratoire sans cesse croissante, les experts ont relevé l’appui de l’OMS pour le recrutement de deux personnels supplémentaires au laboratoire de Poliomyélite.

Par ailleurs, les laboratoires audités ont reçu l’onction du gouvernement Camerounais à travers la Direction des Laboratoires de la Pharmacie et des Médicaments du Ministère de la Santé Publique qui a réitéré son engagement à accompagner et à soutenir le CPC dans ce processus.

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Ecole des techniciens Médico-sanitaires

C’est avec beaucoup d’émotions que s’est déroulée la cérémonie officielle de remise des diplômes aux 34 lauréats des promotions 2013 et 2014 de l’Ecole de Formation des Techniciens Médico-sanitaires du Centre Pasteur du Cameroun. C’était ce vendredi 25 mai 2018 à l’esplanade du CPC. Présidée par  Alim Hayatou, Secrétaire d’Etat à la Santé Publique, Représentant le Ministre de la Santé Publique, cet évènement était l’opportunité d’évoquer des points  évoqués dans les allocutions du jour. Cérémonie qui a regroupé le gotha du secteur de la santé du Cameroun parmi lesquels le Conseiller technique N°1 du ministère de la Santé publique, le Directeur Général du Centre Pasteur du Cameroun, le Directeur des ressources humaines du Minsanté, les représentants d‘autres écoles de formation en santé, les familles des lauréats, le personnel du CPC et bien d’autres convives.

Après exécution de l’hymne national par l’ensemble des convives, la parole a été donnée au Pr. Elisabeth Carniel, Directeur Général du Centre Pasteur du Cameroun. Dans son allocution, elle a félicité la volonté des lauréats du jour qui ont surmonté de nombreux obstacles pour acquérir ce précieux sésame. Elle a également tenu à rendre un hommage particulier à leurs parents qui ont consenti d'énormes sacrifices pour que leurs enfants deviennent ce qu’ils sont aujourd'hui.

Par la suite, mademoiselle Brenda Tenou, représentante des deux promotions, a remercié le Centre Pasteur du Cameroun pour le standing de sa formation qui doit être maintenu et remercier aussi le Minsanté pour la grande avancée des négociations qui ont conduit à la nouvelle dénomination du diplôme de fin de formation. Ellea également profité de l’occasion à elle offerte pour émettre en direction de la tutelle, la doléance du recrutement par l’Etat d’un plus grand nombre de diplômés de l’Ecole du CPC.

Enfin, Monsieur Alim Hayatou a prononcé le discours venant consacrer ces lauréats comme Techniciens Principaux Médico – Sanitaires en Analyses Médicales. Il a affirmé que la doléance des étudiants relative à l’équivalence de leur diplôme est un dossier en cours de traitement au Ministère de la Santé Publique.

C’est donc 34 jeunes fraichement diplômes, après trois années de formation ; qui seront appelés désormais à faire valoir leurs compétences dans les structures sanitaires publiques et privées. Ce sont également de nouveaux ambassadeurs de l’Ecole de formation du CPC qui seront appelés dans un futur proche à travailler avec éthique et professionnalisme afin de contribuer à l’amélioration de la santé et du bien-être des populations camerounaises.

La cérémonie s’est achevée sous les youyous des familles et les flashs des photographes qui ont immortalisé ces instants mémorables.

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Réunion de clôture des activités du projet SIMECAM-FGSK

Le 11 mai 2018 s’est tenue la réunion de clôture des activités du projet SIMECAM-FGSK à la Délégation Régionale de la Santé Publique de l’Est à Bertoua. Etaient présents à cette réunion : les personnels de santé responsables des activités du projet dans les formations sanitaires impliquées, Madame le Chef de District de Santé de Bertoua représentant Monsieur le Délégué Régional, et les investigateurs du projet venant du Centre Pasteur du Cameroun. Le projet SIMECAM-FGSK intitulé : « Appui à l’implication des partenaires dans le dépistage prénatal du VIH et à l’utilisation des interventions de PTME/SMNI/PECP1 en zones semi-urbaines et rurales du Cameroun » a été mené par le Centre Pasteur du Cameroun entre mai 2013 et mars 2018 avec la collaboration active de six formations sanitaires de la région de l’Est Cameroun : l’Hôpital de district d’Abong-Mbang, l’Hôpital de district de Doumé, l’Hôpital de District de Batouri, l’Hôpital Protestant Luthérien de Garoua-boulai, le Centre de Santé Catholique de Nkolbikon et le Centre Médical de l’Arrondissement de Belabo.

Ce projet faisait suite à une étude multicentrique (ANRS 12127 Prenahtest) menée en zone urbaine au Cameroun, en Inde, en Géorgie, et en République Dominicaine, qui avait montré que le conseil VIH prénatal orienté vers le couple était une intervention permettant d’améliorer la communication conjugale au sujet du VIH et d’impliquer les partenaires dans le dépistage prénatal du VIH. C’est donc dans le but de vérifier la faisabilité et l’acceptabilité de cette offre de service en zones semi-urbaines et rurales que le projet SIMECAM-FGSK a été mis sur pied avec le soutien de la Fondation GSK. Les objectifs étaient d’intégrer le conseil de dépistage prénatal du VIH, d’orienter vers le couple et le dépistage prénatal des partenaires dans l’offre de soins des formations sanitaires, de renforcer le paquet de soins maternels et infantiles intégrés offerts de façon continue tout au long des périodes prénatales, périnatales et postnatales.

Le projet SIMECAM-FGSK concernait, dans les différents sites, les femmes enceintes venant à leur première consultation prénatale (CPN) et n’ayant pas encore effectué de test de dépistage du VIH pour la grossesse en cours. Une fois incluses, ces femmes étaient suivies selon un calendrier bien défini comportant des visites à 2 à 8 semaines après le test de dépistage prénatal du VIH ; à 7 mois de grossesse (si possible) ; à trois mois et demi, six mois, neuf mois et douze mois après la fin de grossesse.

Au total, 1202 femmes enceintes ont été incluses entre février 2014 et août 2016 et suivies jusqu’en mars 2018. Le taux de séropositivité VIH était de 10,6 % (127/1201) parmi les femmes ayant accepté de faire le dépistage du VIH.

Toutes les femmes séropositives ont été mises sous option B et ensuite B+ (traitement prophylactique par trithérapie antirétrovirale administré aux femmes enceintes infectées par le VIH pour la prévention de la transmission de l’infection VIH de la mère à l’enfant et ensuite pris à vie). Environ 19 % des partenaires sont venus au service de la CPN et parmi eux, près de 96 % ont accepté de recevoir le conseil VIH en couple et de

se faire dépister. Le taux de séropositivité chez ces derniers était de 16 % et le taux de sérodiscordance était d’environ 35 % chez les femmes dépistées VIH+ et 2 % chez les femmes non infectées par le VIH.

Environ 85% des femmes enceintes incluses ont notifié l’issue de leur grossesse, dont 95 % des accouchements effectués dans une formation sanitaire. Seuls 73 % des enfants exposés au VIH ont bénéficié du diagnostic précoce du VIH par PCR à un âge médian de 2 mois, les autres étant soit décédés avant le prélèvement (2%), soit n’ayant pas été ramenés ans les formations sanitaires (25 %). Parmi les enfants qui ont bénéficié du diagnostic précoce du VIH, 3 % (3/93) ont été diagnostiqués positif au VIH et tous ont été mis sous traitement ARV.

Une restitution des résultats dans la région sera planifiée dès la finalisation des analyses statistiques.

Ce projet s’achève sur une note de satisfaction aussi bien pour les formations sanitaires impliquées, le personnel de santé que pour les femmes participantes à ce projet, car il a permis de renforcer la pratique des personnels par la mise en place des interventions d’implications des partenaires et d’intégration des soins, de définir ensemble le circuit de la femme enceinte dans l’optique de réduire les occasions manquées d’interventions dans le cadre de la PTME, d’augmenter le nombre d’accouchements dans les formations sanitaires. Le conseil prénatal du VIH orienté vers le couple a été adopté et intégré dans les services de routine de la CPN.

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L’Anthrax diagnostiqué désormais au CPC

L’anthrax ou fièvre charbonneuse fait désormais partie des maladies diagnostiquées au CPC. En effet, le Centre Pasteur du Cameroun (CPC), laboratoire national de référence pour le diagnostic de l’Anthrax, a abrité du 02 au 04 mai 2018 un atelier de formation sur le diagnostic de la fièvre charbonneuse par PCR en temps réel. Cette formation, financée par l’Agence Américaine DTRA (Defence Threat Reduction Agency), a été dispensée par un expert du CDC Atlanta avec la facilitation des spécialistes de la biologie moléculaire au CPC. Cette formation intervient dans un contexte où des cas animaux d’anthrax sont sporadiquement rapportés principalement dans le septentrion et le Nord-ouest du Cameroun. Bien que l’anthrax fasse partie des zoonoses prioritaires du Programme National de Prévention et de Lutte contre les Zoonoses Emergentes et Re-émergentes (PNPLZER), le diagnostic de l’anthrax n’était pas encore réalisé au Cameroun ni dans la sous- région. Ce diagnostic est désormais possible au CPC.

La formation était axée sur les enseignements théoriques et des travaux pratiques sur la réalisation de la PCR en temps réel pour la détection de l’agent étiologique de l’anthrax dans un échantillon biologique d’origine humaine. Il était également question de rappeler les prélèvements de choix qui varient suivant les cibles du diagnostic et l’évolution de la maladie, de discuter des exigences de conformité des échantillons biologiques, et de rappeler les exigences de biosécurité et de bio-sureté associées aux prélèvements, leur conditionnement, leur transport et leur manipulation.

L’anthrax ou fièvre charbonneuse est une maladie due au bacille sporulé Bacillus anthracis. C’est une zoonose présente sur tous les continents et la plupart des mammifères y sont sensibles, même si la fièvre charbonneuse n’affecte surtout que les ruminants et les humains.

La transmission interindividuelle de l’anthrax est très rare aussi bien chez les humains que chez les animaux. Lorsqu’elle entre en contact avec l’oxygène, la bactérie produit des spores. Ces spores sont extrêmement résistantes et demeurent viables pendant des années dans le sol, la laine ou le poil des animaux infectés. Les spores peuvent germer et provoquer la maladie en pénétrant le corps de l’animal par ingestion ou inhalation ou encore par le biais de lésions cutanées. Le sang des animaux infectés peut ne pas coaguler correctement et exsude des orifices naturels des animaux ; les insectes transmettent alors la bactérie à d’autres animaux. Les carnivores et les humains s’infectent par ingestion de viande contaminée.

La prévention et le contrôle de l’anthrax fait recours aux antibiotiques et à la vaccination. Cependant, des procédures de lutte non spécifiques permettent de maîtriser la maladie et d’empêcher sa propagation : éliminer correctement les carcasses d’animaux ; ne pas ouvrir les carcasses d’animaux, car la bactérie sporule lorsqu’elle est exposée à l’oxygène et de ce fait peut persister pendant des décennies dans le sol.

Ont également pris part à cette formation, les personnels du Centre de Recherche pour la Santé des Armées (CRESAR) et ceux du Laboratoire National de Santé Publique (LNSP).

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