Interactions hôtes - pathogènes débattues à Bangui

Du 28 au 29 novembre 2018, le Centre Pasteur du Cameroun (CPC) a pris part aux 1ères Journées Scientifiques de Bangui à l’Institut Pasteur de Bangui, en République Centrafricaine. Cette rencontre avait pour thème : « Interactions hôtes-pathogènes en Afrique Tropicale ». La contribution du CPC a consisté en l’animation d’une conférence plénière, deux communications orales et deux communications affichées. L’objectif général de ces premières journées était de contribuer à une meilleure connaissance, surveillance et prise en charge des pathologies infectieuses et environnementales. 
Pour le CPC, il était question aussi de partager avec la communauté scientifique des conséquences des maladies infectieuses et des moyens de lutte disponibles. Ce fut le cas lors de l'intervention du Professeur Richard Njouom, chef délégation. Il a tenu le jeudi 29 novembre 2018 une conférence plénière sur : « le virus de l’Hépatite Delta : mise aux point 40 ans après sa découverte ». Au cours de son exposé, Le Pr. Njouom a présenté les faits: les chiffres mondiaux de décès attribuables aux hépatites virales sont plus élevés que ceux du VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose avec plus de 1,4 millions de décès par an. Dans le monde environ 240 millions de personnes sont porteurs chroniques du virus de l’hépatite B (VHB) parmi lesquelles 15 à 20 millions sont aussi infectés par le virus de l’hépatite Delta (VHD). L’Afrique subsaharienne et plus particulièrement l’Afrique Centrale est la région du monde la plus touchée par le VHD. Dans sa conclusion, il précise que le meilleur traitement du VHD reste et demeure la vaccination contre le VHB.

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Mobile Money : une volonté du top management du CPC de faciliter le règlement des prestations

Depuis ce 21 novembre 2018,  les patients qui viennent réaliser leurs examens médicaux ou leurs vaccinations au Centre Pasteur du Cameroun (CPC) peuvent désormais, arrivé à la caisse, payer leurs factures par Mobile Money. L’intégration du paiement électronique par téléphone dans le package des moyens de paiement acceptés au CPC est consécutif à la volonté du top management, en plus des réductions accordées par catégories aux patients, de leur faciliter le règlement de leurs prestations, sachant qu’elles peuvent même se faire soutenir par un proche qui pourrait les aider à distance. Pour l’instant, cette solution de paiement est implémentée avec l’opérateur Orange Money, et de l’avis de certains clients, cela leur évite d’une part de manipuler tout le temps des espèces ou d’avoir des problèmes de remboursement de monnaie avec les caissières, et d’autre part, lorsque le montant de la facture est plus élevé que les espèces dont ils disposent, de faire des allers-retours pour compléter le montant nécessaire. De plus, le paiement par Mobile Money ne nécessite aucun frais supplémentaire au montant de la prestation.  C’est donc une plus-value supplémentaire au CPC qui est en permanence en quête de solutions pour améliorer les conditions d’accueil et de prise en charge des patients.

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Formation des chefs de projet

Du 26 au 30 novembre 2018, une dizaine de personnels du CPC ont pris part à un atelier de formation à l’hôtel Hilton sur la rédaction en demande de subventions. Trois facilitateurs, personnels de la Defense Threat Reduction Agency (DTRA), ont présenté aux participants la méthodologie nécessaire pour rechercher les financements auprès des bailleurs de fonds et particulièrement auprès de leur institution.

Cette session était axée sur la rédaction concrète des projets. Des travaux pratiques de groupe ont permis de travailler sur le Livre Blanc, l’un des éléments phares lors de la recherche des financements, document qui rassemble le contexte, les objectifs et l’impact scientifique d’un projet de recherche. Les groupes de travail ont planché aussi sur les éléments tels que les équipes, le plan de gestion, les infrastructures et le budget d’un projet. Cette formation vise à aider les chefs de projets à mieux élaborer les demandes de subventions afin d’obtenir de meilleurs financements. Cet atelier s’est achevé avec la remise des certificats aux participants. La première formation s’est tenue du 23 au 27 juillet 2018.

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Le personnel scientifique du CPC partage son savoir au RIIP

Du 13 au 14 novembre 2018 et du 15 au 16 novembre 2018, le Centre Pasteur du Cameroun (CPC) a pris part respectivement à la réunion des Directeurs du Réseau International des Instituts Pasteur (RIIP) et au symposium scientifique du réseau.

A la réunion des directeurs, le CPC était représenté par le Pr. Elisabeth Carniel, le Directeur Général du CPC et par le Dr Sara Eyangoh, Directeur Scientifique. Pour le symposium, le Dr Ayong, chef service paludologie, a participé en tant que membre du comité scientifique et 7 autres chercheurs du CPC ont réalisé des communications dont une (1) orale et six (06) sous forme d’affiche. Les différentes communications ont été faites par les Drs Njouom Richard, Nzouankeu Ariane, Massongo Massongo; Ngoupo Alain, Eboumbou Carole,  Schoenhals Mathieu et Donkeng Valérie.

Le thème de cette 4ème édition du Symposium du RIIP était : « Combattre la résistance : microbes et vecteurs ». Pendant deux jours, des spécialistes du monde, et particulièrement ceux du CPC, se sont retrouvés à l’Institut Pasteur de Paris pour échanger sur l’émergence des résistances, la diversité génétique et les facteurs de risque, la résistance acquise au niveau du microbiote intestinal, l’utilisation optimale des insecticides dans le contrôle du paludisme, les nouvelles pistes de lutte contre les résistances aux médicaments. Le Centre Pasteur du Cameroun et douze (12) autres instituts abritent des laboratoires nationaux de référence ou des centres collaborateurs de l’OMS. Ces dernières décennies, ils ont collecté des données uniques de qualité, sur la résistance aux antibiotiques de nombreuses bactéries. Ce travail inclut également la surveillance de la résistance de Mycobacterium tuberculosis, du VIH, de la tuberculose et d’autres pathogènes. Au CPC, il est question de renforcer les activités de surveillance pour mieux combattre ces maladies.

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