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Circulation de l’entérovirus humain A71 (EV-A71) et risque épidémique au Cameroun : caractérisation et pathogénicité de nouveaux génogroupes viraux (PTR-484). (Dr Sadeuh)

Objectifs de la recherche

Les objectifs de cette étude visent à (1) Rechercher et caractériser la diversité génétique de l’EV-A71 au Cameroun à partir des i) des selles de cas de PFA entérovirus négatives en culture cellulaire en 2016, ii) des isolats d’entérovirus obtenus des cas de PFA en 2009-2013 et des LCR obtenus des cas d’encéphalites obtenus en 2017. (2) évaluer le rôle potentiel de l’EV-A71 dans les affections neurologiques (paralysies flasques aigues et encéphalites) et le risque épidémique pour la population et (3) déterminer les propriétés génétiques et phénotypiques des nouveaux génogroupes de l’EV-A71 comparées à celles des génogroupes mondialement distribués.

 

Principales activités menées et résultats obtenus sur la période concernée (Janvier 2015 - Décembre 2016)

La Recherche et caractérisation des entérovirus à partir de 200 selles de cas de PFA obtenues en 2016 a révélé une fréquence de détection moléculaire des EVs élevée: 45,0% (90/200). Au total, 55 de ces 90 EVs n’ont pas pu être typés parce qu’ils se sont avérés réfractaires à l’amplification du gène VP1 utilisé pour le typage moléculaire. L’identification moléculaire des 44 autres EVs n’a révélé aucun PV ni aucun Entérovirus A71 tandis que des EV-C non isolables en culture (CV-A1, A19 et A22) ont été mis en évidence. L’étude des relations phylogénétiques des virus identifiés a révélé les mêmes types et lignées phylogénétiques que ceux précédemment documentés à partir des isolats obtenus au cours des études antérieures basées sur les cultures cellulaires au Cameroun.

Par ailleurs, la recherche entérovirus A71 à partir de 250 isolats d’entérovirus non polio a révélé seulement 2 isolats positifs de caractérisation.

 

Sécurité sanitaire des aliments

Suivi de l’Exposition humaine aux métaux lourds par la méthode des études de l’alimentation totale (EAT). (Luc IngenbleeK)

Objectifs : Ce projet d'une durée de trois ans est financé par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) via son Fonds pour l'Amélioration des Normes et le Développement du Commerce (FANDC),

et mis en œuvre par l'Organisation des Nations Unies pour l'Agriculture et l'Alimentation (FAO), avec l'appui technique de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Le but de cette étude, qui est coordonnée sur le plan opérationnel par le CPC, est de contribuer à l'évaluation des risques en caractérisant l'exposition des populations du Bénin, du Cameroun, du Mali et du Nigéria à un large panel de résidus et contaminants chimiques toxiques dans les aliments. L'EAT se base sur un échantillonnage représentatif de la consommation des populations et est effectué sur des aliments prêts à consommer, de façon à générer des données d'exposition aussi proches que possible de la réalité.

Principales activités menées :

Un plan d'échantillonnage et un plan d'analyses ont été élaborés par le l'équipe EAT et validés par le comité scientifique international du projet. Sur la base de profils de consommation différents, les populations de huit centres d'études ont été choisies : les départements du Littoral et du Borgou au Bénin, Douala et Garoua au Cameroun, Bamako et Sikasso au Mali et Lagos et Kano au Nigéria.

Le plan d'analyses prévoit l’analyse d’environ 335 échantillons composites d’aliments, qui vont être analysés pour la recherche de contaminants chimiques toxiques. La liste des contaminants comprend jusqu'à 710 mycotoxines et autres métabolites fongiques et bactériens, 470 résidus de pesticides dont 70 polluants organiques persistants (POPs), 20 hydrocarbures aromatiques polycycliques, 19 dibenzodioxines et dibenzofuranes ainsi que 18 biphényls polychlorés, 13 retardeurs de flamme bromés et 15 composés perfluoroalkoxylés et enfin 31 métaux lourds et éléments traces. Une formation aux procédures opérationnelles standard (SOPs) pour l’échantillonnage, la préparation, la conservation et le transport des échantillons à environ 25 techniciens de chacun des 4 pays de l’étude a été dispensée.

La coordination du projet est actuellement en train d'assister le donateur (FAO) dans la sélection des laboratoires d'analyses et l'acquisition du matériel pour l'échantillonnage, la préparation et la conservation des échantillons d'aliments. Bien que les procédures onusiennes soient en partie la cause du retard accusé dans la mise en œuvre du projet, l'équipe EAT a bon espoir de finaliser la collecte des échantillons courant 2017. Suite à la mise en œuvre du plan d'échantillonnage, l'exposition des populations et le risque sanitaire découlant de l'ingestion de contaminants chimiques par voie alimentaire pourront être caractérisés (2018).