Autres programmes

Epidémiologie au Cameroun PRODESO (Dr texier)

L’objectif global du projet est d’assurer la mise en place d’un réseau de surveillance épidémiologique de la tuberculose. Cette mise en place s’accompagnera d’un transfert de technologie à des ingénieurs chercheurs de l’université de Yaoundé I qui seront en charge d’assurer le développement de ce réseau de surveillance et d’assurer la promotion des technologies de l’information et de la communication utilisées, auprès d’industriels du Cameroun. Le projet contribuera d’une part à améliorer le système de santé et d’autre part à développer une activité économique au Cameroun.

Sécurité sanitaire des aliments
Suivi de l’Exposition humaine aux métaux lourds par la méthode des études de l’alimentation totale (EAT). FAO (Dr Gimou)

Objectifs : Ce projet d'une durée de trois ans est financé par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) via son Fonds pour l'Amélioration des Normes et le Développement du Commerce (FANDC), et mis en œuvre par l'Organisation des Nations Unies pour l'Agriculture et l'Alimentation (FAO), avec l'appui technique de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS)Le but de cette étude, qui est coordonnée sur le plan opérationnel par le CPC, est de contribuer à l'évaluation des risques en caractérisant l'exposition des populations du Bénin, du Cameroun, du Mali et du Nigéria à un large panel de résidus et contaminants chimiques toxiques dans les aliments. L'EAT se base sur un échantillonnage représentatif de la consommation des populations et est effectué sur des aliments prêts à consommer, de façon à générer des données d'exposition aussi proches que possible de la réalité.

Etat d’avancement : Le SHEpc héberge depuis Septembre 2014 un coordonnateur de projet pour la réalisation d'une Etude de l'Alimentation Totale (EAT) Régionale en Afrique Sub-­‐ saharienne. En 2014, trois activités significatives se sont tenues à Yaoundé (atelier régional de lancement du projet du 22 au 24 Octobre 2014), à Cotonou le 4 décembre et à Bamako le 10 décembre 2014 (atelier nationaux de mobilisation des parties prenantes nationales en matière production, de transformation de sécurité sanitaire et de santé publique).

Détection des épidémies et systèmes d’information en santé
Système d'information épidémiologique pour l'alerte précoce.-­‐ DHHS, CNR Grippe, CNR Fièvre Jaune et arbovirose. (Dr Texier)

L'objectif principal de ce projet est d'intégrer les systèmes de surveillances bio-­‐ épidémiologique du CPC afin de développer des outils d'analyse et de rétro-­‐information automatisés facilitant la diffusion de l'information auprès des autorités de santé (fig. système d'information épidémiologique mis en place au CPC).

Etat d’avancement : Intégration des données faites en respectant les formats de saisies de chaque laboratoire, module de gestion du réseau réalisé, support de rétro-­‐information fonctionnel, Système d'information fonctionnel. Le système ALERTCAM de détection précoce des épidémies de grippe a été mis en place et en cours de validation. Les travaux de thèse:« Towards an architectural model of disease survellance platforms » se poursuivent.

Entérovirus
Recherche des entérovirus qui recombinent avec les poliovirus Entérovirus (OMS HQPOL1206310) (Dr Sadeuh)

Objectifs : Il s’agit dévaluer la fréquence et la diversité génétique des PVs et autres EV-­‐C dans les régions où des cVDPVs ont été isolés chez les patients atteints de paralysie flasque aigue (PFA): provinces du Kasai oriental et du Maniema en RD Congo et les échanges génétiques éventuels entre les souches d’EV-­‐C non polio et les souches de VPO qui co-­‐ circulent grâce à une analyse globale intégrant les données obtenues au Cameroun, Nigeria, Tchad et RD Congo ; et d’étudier la dérive génétique des souches du vaccin polio oral (VPO) isolés à la fois chez les enfants sains et les patients paralysés en RD Congo.

Résultats obtenus : L’isolement viral sur les cellules RD, HEp-­‐2c et L20B, a montré que 19,1% (63/330) d’enfants sains étaient positifs: 17,9% (59/330) infectés par les EVs non polio (EVNPs) et 1,2% (4/330) infectés par les PVs. Etant donné que 13 des 59 échantillons positifs provenaient de cas de co-­‐infections par 2 souches virales différentes, un total de 72 EVNPs ont été obtenus. Les 4 PVs isolés étaient des souches vaccinales de type 3 non dérivées. La rareté des PVs (VPO, cVDPVs et PVs sauvages) indique une couverture vaccinale adéquate de la population dans les provinces ciblées et pendant la période concernée.

La caractérisation moléculaire des 72 EVNPs des enfants sains et 150 EVNPs des cas de PFA a révélé 35 types viraux différents. Les types de l’espèce EV-­‐B étaient les plus fréquents: 97,9% (137/140) et 72,5% (50/69), respectivement chez les cas de PFA et les enfants sains. Les EV-­‐C représentaient seulement 0,7% (un seul EV-­‐C99) des isolats chez les cas de PFA alors qu’une fréquence d’EV-­‐C de 27,5% a été obtenue chez les enfants sains. Cette différence serait liée à l’utilisation, pour l’isolement chez les enfants sains, des cellules HEp-­‐2c en plus des cellules RD seule utilisée dans la surveillance de routine. Les EV-­‐C comprenait des CV-­‐A13, 17, 20 et EV-­‐C99.

Les échanges génétiques entre PVs et EV-­‐C : En tout 53 des 54 cVDPVs analysés avaient des séquences non structurales du génome dérivant des CV-­‐A13, 17 mais aussi des CV-­‐ A20. Contrairement aux études antérieures, le CV-­‐A20 était le principal partenaire de la recombinaison avec les PVs dans ce contexte précis. Ceci traduit clairement l’impact de l’écosystème entéroviral local sur l’évolution des souches vaccinales dans des contextes différents. Par ailleurs certaines séquences non vaccinales des cVDPVs appartenaient à des EV-­‐C non identifiés suivant notre méthodologie dans laquelle l’isolement préalable aurait introduit une sélection des souches capables de pousser sur les cellules utilisées.