VIH-SIDA

   Prévalence et caractérisation virologique des doubles infections VIH-­‐1 M et VIH-­‐1 O et des formes recombinantes VIH-­‐1 M+O associées ou non à une double infection, circulant au Cameroun ANRS-­‐12256 –RECAMO (Dr Anfumbon)

Objectif: Dans le cadre de ce projet il s’agir de définir la prévalence des doubles infections réplicatives, de déterminer le pourcentage de recombinants VIH-­‐1 M/O présents parmi les doubles infections VIH-­‐1 M + O, les mono infections VIH-­‐1 M ou VIH-­‐1 O et les points de recombinaison des formes recombinantes intergroupes M/O identifiés et d’étudier la capacité réplicative de ces recombinants.
Principales activités menées: Inclusion, Réalisations des PCRs et détermination des génomes complets. Les inclusions ont débuté́ le 13 mars 2013 et à ce jour 270 patients ont déjà été enrôlés dans l’étude. Parmi eux 29 sont doublement réactifs M+O, 47 mono réactifs O et 194 mono réactifs M en sérologie. 263 patients parmi les 270 inclus ont été testés en PCR de screening M et O dont tous les O, 28 M+O et 187 M. A l’issu des PCR de screening M et O dans les régions Pol (PROT, RT, INT) et Env (GP41), 3 (1,1%) patients présentent un profil de double infection VIH-­‐1 M+O, 1 patient (0,4%) présente un profil de recombinant M/O associé à un virus parental M et 2 (0,8%) patients (couple) présentent des profils de recombinants M/O « isolés ». L’analyse phylogénétique des régions POL et ENV montrent bien un lien entre les membres du couple. Les PCR vpr et les génomes complets de ces deux recombinants ont montré la présence d’un point de recombinaison dans le gène vpr. Ceci laisse penser à une transmission intrafamiliale des recombinants intergroupes M/O dans le couple.

Epidémiologie Moléculaire des VIH-­‐1 groupe ‘o’ et autres variants non-­‐M circulant en république Centra Africaine de 2003 à 2011(ANRS-­‐12281) (Dr Anfumbon)


Objectif : Aucune investigation n’a jusqu‘ici été faite en République Centrafricaine (RCA),
pays limitrophe du Cameroun, il s’agit d’apporter notre expertise aux équipes de RCA pour détecter et caractériser des VIH-­‐1 ‘groupe O’ et autres groupes non-­‐M circulant en RCA depuis 2003 à partir des prélèvements de PVVIH (adultes et enfants) ;
Principales activités menées: L’étude est basée sur l’utilisation de manière rétrospective de plus de 6000 prélèvements sanguins (sérums, plasmas ou DBS) stockés à l’IPB de 2003 à
2011 et provenant soit de patients diagnostiqués VIH+, soit de patients ayant demandé une charge virale/ou un test de résistance du VIH aux ARV à l’IPB.
Nous avons assuré le transfert technologique de la méthode de sérotypage du CPC vers mais les Confirmations des Sérotypes ‘O’ par PCR du VIH-­‐1 groupe ‘O’ (spécifique ou non-­‐ spécifique) se font au CPC et le séquençage et phylogénie des souches du groupe O au CHU de Rouen.
A ce jour, 3079 échantillons ont été testés. Il en ressort que : 2834 (92,04%) échantillons sont VIH-­‐1 groupe M, 15 (0,49%) de VIH-­‐1 groupe M+O, 1 (0,03%) de VIH-­‐1 groupe N, 1 (0,03%) de VIH-­‐1 groupe P. 223 (7,24%) échantillons ont donné un résultat négatif ou indéterminé et aucun échantillon VIH-­‐1 O n’a été identifié.

Diversité moléculaire des souches VIH-­‐1 du groupe O et prise en charge thérapeutique au Cameroun ANRS-­‐12168 – DYNAMO (Dr Anfumbon Kfutwah)


Objectif: L’objectif de cette étude est de comparer les réponses virologiques, cliniques et immunologiques aux médicaments antirétroviraux chez les patients infectés par le VIH-­‐1 groupe O en comparaison à ceux infectés par le VIH-­‐1 groupe M.
Principales activités menées : Les inclusions sont achevées à la fin du mois d’octobre 2013,
46 patients VIH-­‐1 O et 101 patients VIH-­‐1 M ont été inclus et mis sous traitement antirétroviral. Ces patients qui seront suivis pendant 24 mois sont mis sous traitement antirétroviral suivant un protocole standard. Le suivi biologique inclut la mesure de la charge virale, le dosage de l’amylase, la créatinine, le cholestérol et les triglycérides.
Les tests de résistance génotypique et phénotypique sont réalisés systématiquement à
l’inclusion (J0) chez tous les patients VIH-­‐1 O et dans les cas d’échec thérapeutique pour les deux groupes. Cet d’échec thérapeutique est déterminé par au moins deux charges virales consécutives > 1000 copies/mL. Au total, 9 visites ont été programmés au cours de cette étude à savoir : S2, M1, M3 M6, M9, M12, M15, M18 et M24 au cours desquelles les données cliniques et biologiques sont collectées. Le principal résultat sera le nombre de patients qui auront une charge virale indétectable (< 60 copies /mL) à la fin du suivi (M24). Tout autre changement lié à ce résultat tel que l’échec thérapeutique, le profil de résistance, la dynamique du taux de CD4 et la charge virale et tout autre évènement lié à l’évolution clinique (morbidité et mortalité) seront déterminés.
Impact des multithérapies anti-­‐rétrovirales précoces et du Programme Elargi de Vaccination (PEV), sur l’évolution et la prise en charge des nourrissons infectés par le VIH-­‐1 au Cameroun Et Devenir à 5 ans des enfants infectés par le VIH traités précocement par multithérapies antirétrovirales au Cameroun dans le projet ANRS 12140-­‐PEDIACAM I (ANRS 12225-­‐PEDIACAM II).ANRS 12140-­‐PEDIACAM I (Dr Tejiokem)
Objectifs: L’étude ANRS-­‐PEDIACAM est une cohorte d’environ 600 enfants constituée d’enfants infectés par le VIH traités précocement par les multi thérapies antirétrovirales avant l’âge de 7 mois, d’enfants non infectés par le VIH nés de mères séropositives et d’enfants non infectés nés de mères séronégatives suivis depuis la naissance avec pour objectifs principaux :
-­‐ D’évaluer la faisabilité des multi thérapies antirétrovirales précoces chez les nourrissons infectés par le VIH au Cameroun ;
-­‐ D’évaluer la réponse de ces nourrissons aux vaccins du Programme Elargi de Vaccination
(PEV).
Une proposition systématique de traitement ARV a été faite à tous les enfants infectés et le suivi planifié jusqu’à l’âge de 2 ans, avant d’être prolongé de trois années supplémentaires portant la durée totale jusqu’à l’âge de 5 ans (Soit un suivi jusqu’en 2016) avec pour objectifs supplémentaires:
-­‐ De décrire à moyen et long terme le pronostic clinique et immuno-­‐virologique de l’infection VIH chez les nourrissons ;
-­‐ D’identifier les facteurs associés à un échappement thérapeutique ;
-­‐ D’évaluer la tolérance à moyen et à long terme des traitements antirétroviraux ;
-­‐ De décrire l’environnement familial et le mode de vie et ses relations avec l’évolution clinique et immuno-­‐virologique
Principales activités menées: Le suivi montre en 2014, une mortalité globale de 10,8% (66/611) et que 87,9% (58/66) de ces décès sont survenus chez les enfants infectés par le VIH. L’âge médian des enfants suivis est de 67 mois [EIQ, 61,4-­‐73,6]. Le plus jeune a 45 mois et le plus âgé
93 mois
La principale difficulté rencontrée dans ce suivi est celle du non-­‐retour des enfants non infectés par le VIH particulièrement ceux nés de mères séropositives pour le VIH (c’est le contraire qui était attendu). Ces derniers viennent très irrégulièrement aux visites planifiés dans le cadre de l’étude. Cela représentent jusqu’à 14,6% (30/205) chez les enfants non infectés nés de mères séropositives pour le VIH et 10,1% (20/196) pour les enfants non infectés nés de mères séronégatives pour le VIH à 2 ans d’âge. Une estimation faite à la limite de 5 ans a montré une proportion de non compliants autour de 20,2% (42/205) chez les enfants nés de mères séropositives et 13,6% (26/196) chez les enfants non infectés nés de mères séronégatives. Compte tenu de la menace que représente ce problème de suivi pour la suite de nos activités et au-­‐delà du fait que certains des parents ne trouvent pas beaucoup d’intérêts à continuer le suivi de leurs enfants non malades, nous avons développé des stratégies pour recueillir les motifs de non-­‐retour aux visites afin de pouvoir apporter des solutions adaptées.
Des travaux complémentaire pour l’exploitation des données génères par PEDIACAM ont été effectués :
• Prédiction à moyen terme de la reconstitution des cellules CD4 chez les enfants infectés par le VIH traités précocement par les antirétroviraux au Cameroun. Le travail consistait à prédire sur trente mois, la reconstitution du taux de CD4 des enfants infectés par le VIH et traités par les ARV avant l’âge de 7 mois. Il ressort de ce travail que la reconstitution du
taux de CD4 chez l’enfant infecté par le VIH est fonction du niveau de CD4 et de l’âge de l’enfant (<3 mois versus 3-­‐7 mois) à l’initiation des multithérapies antirétrovirales. L’article est en préparation.
• Absence de partage du statut sérologique VIH de la femme avec son partenaire : fréquence et facteurs associés dans l’étude ANRS 12140 -­‐ Pediacam au Cameroun. Il s’agissait de déterminer les facteurs associés au non partage du statut VIH de la femme enceinte avec son partenaire. Sur un effectif de 3531 mères d’enfants âgés inclus dans la première semaine de vie, près de 11% n’avaient pas partagé leur statut VIH avec le partenaire. L’absence de partage de statut VIH était associé au statut VIH de la mère, à son statut familial et économique (âge de la mère, célibataire, absence de réfrigérateur à domicile), à la qualité de la communication au sein du couple (statut VIH du partenaire non connu), à la qualité de son suivi obstétrical (faible nombre de consultations prénatales, pratique l’allaitement maternel). L’article est également en préparation.
• Evaluation de l’incidence des nouvelles grossesses chez les mères dont les enfants sont suivis dans l’étude Pediacam. Il s’agit ici d’explorer quelques aspects de la santé de reproduction en l’occurrence, la survenue de nouvelles grossesses chez les femmes dont les enfants ont été inclus dans l’étude ANRS-­‐Pediacam et savent bien qu’elles sont infectées par le VIH. La collecte des données est terminée et les analyses statistiques sont en cours.
• Co-­‐infection VIH/CMV chez les enfants infectés et non infectés par le VIH : fréquence et facteurs associés, impact du traitement antirétroviral précoce sur la survie et l’évolution viro-­‐ immunologique à 1 an. L’inclusion des enfants dans le suivi prolongé de l’étude ANRS-­‐Pediacam était précédé d’un test CMV et un autre test était planifié au cours de la première année du suivi. Sur un total de 369 enfants testés, la fréquence de CMV était significativement différente entre les groupes d’enfants : 37,8% (17/45) chez les enfants infectés par le VIH suivis depuis la naissance, 68,2% (73/107) chez les enfants infectés par le VIH non suivis depuis la naissance et diagnostiqués avant l’âge de 7 mois, 15,1% (18/119) chez les enfants non infectés nés de mères séropositives pour le VIH et 46,3 % (50/108) chez les enfants non infectés par le VIH nés de mères séronégatives. Le groupe de l’enfant, le statut marital de la mère, l’allaitement maternel étaient associés à l’infection CMV. Après 1 an de traitement antirétroviral, nous n’avons observé aucune différence entre les enfants infectés par le VIH traités et les enfants coinfectés VIH-­‐CMV en terme de fréquence de décès, de perdus de vue et d’événements composite décès et perdus de vue. Un article a été soumis à AIDS.
• Réponse humorale au vaccin contre la rougeole chez les enfants infectés par le VIH traités précocement par les antirétroviraux dans l’étude ANRS-­‐PEDIACAM. Un total de 547 enfants a été testé pour les anticorps rougeole dont 179 infectés par le VIH, 191 non infectés mais exposés au VIH et 177 non exposés. L’évaluation faite chez l’ensemble des enfants ayant respecté le protocole de vaccination à un âge médian de 18,4 mois (EIQ: 18,1-­‐19,9) a montré des niveaux d’anticorps contre la rougeole comparable entre les enfants infectés par le VIH traités 92,8% (39/42), 93,4% (85/91) chez les enfants exposés non infectés par le VIH et 96% chez les enfants non exposés. Le papier en préparation.
• Profil virologique des nourrissons infectés par le VIH traités précocement et présentant une sérologie négative au cours du suivi : fréquence et facteurs associés. Dans notre cohorte d’enfants infectés par le VIH traités précocement par les antirétroviraux, 19,0% (28/147) ont présenté un statut sérologique VIH négatif au cours du suivi. Ces enfants étaient pour la plupart bien contrôlés (charge virale <1000 copies/ml) au moment du test sérologique. La séronégativité était associé à l’âge au début des ARV<3mois, au sexe féminin, et au stade
clinique OMS 1 ou 2. Aucun lien n’a été observé avec le type de protocole ARV. Un abstract a été préparé et soumis à la conférence IAS 2015 et l’article est en de préparation
• Evaluation de l'observance du traitement antirétroviral des nourrissons suivis dans 3 services pédiatriques de Yaoundé et Douala -­‐ Etude ANRS 12140-­‐Pediacam. Il s’agissait d’évaluer la valeur diagnostique de l’auto-­‐questionnaire d’observance administré tous les 3 mois au cours des deux premières années de traitements ARV des enfants dans la détermination de l’échec virologique. Il ressort de cette analyse que l’auto-­‐questionnaire n’est pas fiable pour identifier l’échec virologique en raison de sa faible valeur prédictive positive. Par contre, il pourrait être utilisé pour la détermination du succès virologique surtout au cours de la première année de traitement car sa valeur prédictive négative est élevée. Article soumis à BMC Pediatrics.
• Succès virologique chez les enfants infectés par le VIH traités précocement par les multithérapies antirétrovirales dans l’étude ANRS 12140-­‐Pediacam : fréquence et facteurs associés. Le succès virologique a été défini comme l’obtention d’une charge virale plasmatique
<1000 copies/ml à deux visites successives (3 mois) et le succès virologique soutenu comme
l’obtention et le maintien d’une charge virale <400 copies/ml à 3 visites successives (6 mois). Au total, 52,1% des enfants ont eu un succès virologique et 18,4% un succès virologique sitenu. Aucun lien n’a été observé entre le succès virologique et les caractéristiques sociodémographiques de la mère et son environnement familial.

Poursuite du dépistage et prise en charge des enfants nés de mères séropositives pour le VIH
au Cameroun dans les sites ayant participés à l’étude ANRS-­‐PEDIACAMANRS 12140-­‐PEDIACAM
1b :
Objectif : Mettre en place un système d’évaluation continue basé sur des outils simples de collecte d’information au niveau des différentes portes d’entrée hospitalières de ces nourrissons (maternité, service de vaccination, service de néonatologie, laboratoires) et des services de prise en charge des enfants exposés au VIH. A cette activité de repérage et de dépistage précoce, sera associé le renforcement des capacités des personnels (formation à la saisie, à la gestion informatique et à l’analyse de données) afin de faciliter l’évaluation précise des activités de Prévention de la Transmission Mère-­‐Enfant (PTME) et de prise en charge pédiatrique, et de guider la prise de décision dans chacun des sites.
Etat d’avancement : Cette étude a démarré en janvier 2014 au Centre Mère et Enfant de la Fondation Chantal Biya et en aout 2014 au Centre Hospitalier d’Essos. La préparation de la mise en place de l’étude à l’Hôpital Laquintinie de Douala est en cours. Elle a été retardée sur ce dernier site par quelques difficultés administratives et techniques associées à la mobilité de l’investigateur responsable du site. La difficulté d’intégrer les activités de cette étude complètement dans la routine des différents services sollicités reste un handicap important dans la conduite de cette étude.

Analyse de la réponse cellulaire au vaccin rougeole chez les nouveau-­‐nés infectés par le VIH au
Cameroun ANRS 12207-­‐PRIVAR (Dr Tejiokem)
Objectifs : Nous proposons d’analyser les réponses cellulaires spécifiques ou non spécifiques mises en place après vaccination contre la rougeole dans les 3 groupes de nourrissons suivis depuis la naissance dans PEDIACAM. Plus précisément, deux questions seront posées
: (i) les enfants infectés à la naissance sont-­‐ils capables de monter et de maintenir une
réponse cellulaire CD4 et CD8 spécifique contre la rougeole 3 mois après la primo-­‐ vaccination et 3 mois après une dose de rappel ; (ii) quelles sont les populations « natural killer » périphériques qui sont mobilisées chez ces enfants lors de la vaccination
Etat d’avancement : Les analyses biologiques sont terminées depuis l’année dernière pour l’effectif considéré dans cette étude : 42 enfants infectés par le VIH, 65 enfants non infectés nés de mères séropositives pour le VIH et 44 enfants non infectés nés de mères séronégatives. Les analyses statistiques se poursuivent.


Evaluation transversale du développement des enfants âgés de 4 à 7 ans infectés ou exposés à l’infection par le VIH de la cohorte ANRS 12140/12225 -­‐ Pediacam ANRS 12 322 – PediacamDEV (Dr Tejiokem)

 
Objectifs :
Estimer la fréquence des différentes atteintes cognitives, motrices et sensorielles entre 4 et
7 ans chez des enfants nés de mères infectées par le VIH et pris en charge dans les 7 premiers mois de vie; Etudier l’effet de l’exposition au VIH maternel et/ou des expositions périnatales aux antirétroviraux pour la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME) sur ces atteintes; Etudier l’effet de la précocité du traitement antirétroviral (avant 3 mois versus entre 3 et 7 mois) sur ces atteintes; Identifier de façon exploratoire les facteurs associés au risque d’atteinte sensorielle et neurocognitive dans ce contexte et décrire les conséquences sur la vie sociale de ces enfants (participation sociale et handicap).
193 exposés non infectés et 185 non infectés nés de mères séronégatives) sont attendus.


Prévention des IST/SIDA et des conduites à risque sur la route (Dr Tchendjou)


Objectifs : l’objectif global est de Contribuer à la réduction de l’exposition des camionneurs aux IST/VIH au Cameroun et favoriser leur accès aux services de prévention et de prise en charge des IST/VIH/SIDA. Il s’agit plus spécifiquement de renforcer l’information sur les IST/VIH et promouvoir la prévention des IST/ VIH chez les routiers et populations associées, améliorer le conseil et le dépistage des IST/VIH chez les routiers et les populations en interaction avec eux, faciliter l’accès des routiers et populations associées aux services de prise en charge intégrée des IST et du VIH/SIDA et sensibiliser les routiers sur les Comportements à moindre risque sur la route. Les sites d’intervention seront les points privilégiés de stationnement des routiers situés sur le corridor Douala-­‐Garoua-­‐Boulaï. L’intervention principale sera organisée au sein d’un Relais Routier multiservice sur le site de Mandjou dans la région de l’Est du pays ; complétées avec des activités récurrentes dans les autres parcs de stationnement de longue durée situés sur l’axe Douala-­‐ Garoua BoulaÏ. Ils sont repartis comme suit : Yassa dans la Région Littoral ; Magzi dans la région du centre ; Garoua-­‐Boulaï dans la Région de l’Est.
Etat d’avancement du projet et perspectives : Ce projet de financement avait bénéficié d’un
accord de principe de possible financement sous réserve de la prise en compte des recommandations des experts indépendants de la Fondation Total (Bailleur de Fonds). En outre, le premier partenaire du projet en charge de la mobilisation sociale et communautaire s’est désisté. Il a fallu, trouver un nouveau partenaire et modifier la proposition en tenant compte des recommandations des experts indépendants. En qualité d’investigateur principal du projet, j’ai coordonné cette activité et maintenu ce financement au cours de l’année 2014. En outre, la clairance éthique a été obtenue et la clairance administrative est en cours. Les premières Sensibilisation / information des différents partenaires et plaidoyers auprès des acteurs indirects du projet ont démarré.
Appui à l’implication des partenaires dans le dépistage prénatal du VIH et à l’utilisation des interventions en PTME/SMNI/PECP en zones semi-­‐urbaines et rurales au Cameroun-­‐ Projet SIMECAM-­‐FGSK (Dr Tchendjou )
Objectif : Définir et rendre disponible un paquet minimum de soins maternels et infantiles intégrés (PTME/SMNI) offerts de façon continue tout au long des périodes prénatales, prénatales et postnatales pour les femmes enceintes incluses, et comportant entre autres le conseil orienté vers le couple, le traitement antirétroviral viral suivant l’option B+ pour les femmes enceintes infectées par le VIH
Accroître l’utilisation du paquet minimum de services PTME/SMNI par la cible qui en a besoin
et réduire les morbidités sévères et les mortalités maternelle et infantile.
Etat d’avancement : Après près de 12 mois d’activités, 391 femmes enceintes ont été incluses. Le taux de prévalence du VIH au sein de la cohorte des femmes enceintes est de 17, 7%. Le taux de prévalence du de l’hépatite B chez les femmes enceintes est de 4,7%. Deux femmes enceintes sont co-­‐infectées VIH– Hépatite B. Le taux de partenaires revenus dans les services de CPN est de 17,7%. Il était inférieur à 2% avant la mise en œuvre du projet dans les dites formations sanitaires. La prévalence du VIH chez les partenaires dépistés à ce jour est de 20%.
Sérotypage et caractérisation moléculaire VIH sur DBS d’EDS 2011 (2014-­‐2015) (R. Njouom)
Objectif : il s’agit d’utiliser les DBS de l’enquête Démographie et Santé de 2011 pour déterminer la prévalence des différents sérotypes du VIH en circulation (VIH groupes M, N, O et P ou VIH 2) et celles des mutations de résistance du VIH et avoir
une vue transversale sur les différentes classes de mutations associées à la résistance aux
ARV.
Principales activités menées : Sérotypage de tous les éluats de DBS positifs, Réalisation des PCRset Séquençage des genes Prot et RT. Les 674 échantillons positifs en sérologie d’EDS ont été manipulés en sérotypie 3 et 10 peptides. Tous les échantillons de sérotypie indéterminé soit 115 (17%) échantillons ont été manipulés en PCR spécifique Gp41 M et O. Parmi ces échantillons 62 (54%) n’ont pas pu être amplifiés et doivent être ré-­‐analysés par la PCR non spécifique Gp41. Nous avons eu au total 610 (90,5%) HIV-­‐1 M, 2 (0,3%) HIV-­‐1 O et 62 (9,2%) échantillons de sérotypie indéterminé à passer en PCR non spécifique GP41.
Génotypage des souches de Cytomegalovirus (CMV) détectées chez des enfants infectés et non infectés par le VIH enrôlés dans la cohorte PEDIACAM (Dr Anfumbon)
Objectif : il s’agit de déterminer la distribution des génotypes CMV déterminés par le séquençage de la glycoprotéine B (UL55) chez les enfants infectés et non infectés par le VIH et d’estimer l’impact du génotype gB sur la sévérité clinique et la charge virale CMV. Etat d’avancement : Inclusion : extraits d’ADN utilisés pour la charge virale CMV: 97 échantillons d’ADN comprenant : 07 enfants HIV-­‐positifs nés de mère HIV-­‐positive, 14 enfants HIV-­‐négatifs nés de mère HIV-­‐positive,18 enfants HIV-­‐négatifs nés de mère HIV-­‐ négative, 58 enfants HIV-­‐positifs nés de mère HIV-­‐positive qui n’ont pas suivi la PTME. Les amplicons ont été obtenus pour 79/97 ADN et les séquences qui en résultent étaient exploitables pour 75/79. La distribution globale des génotypes dans la cohorte était: gB-­‐1 (33,3%), gB-­‐2 (44,0%), gB-­‐3 (16,0%), gB-­‐4 (4,0%) et gB-­‐5 (2,7%). Cependant, le génotype gB-­‐3 était relativement plus fréquent chez les enfants infectés par le HIV. Au sein des clusters spécifiques des différent génotypes, il n’a pas été observe une variabilité importantes entre les séquences des souches de CMV co-­‐circulantes ainsi qu’entre les souches étudiées et les souches de référence. Les patients ayant le génotype 4 avaient une charge virale plus élevée que celle des autres génotypes : 4,43 (± 1,48) Log10cp/ml en moyenne.
 


Co-infection VIH/TB

PAANTHER 01 (Pediatric Asian African Network for Tuberculosis and HIV Research) Amélioration du diagnostic de la Tuberculose chez l’enfant infecté par le VIH en Asie (Cambodge, Vietnam) et en Afrique (Burkina Faso, Cameroun) (Dr Tejiokem)


Objectif : C’est une étude diagnostique multicentrique basée sur un suivi longitudinal prospectif
de 420 (dont 110 attendus au Cameroun) d’enfants infectés par le VIH âgés de moins de 13 ans suspects de tuberculose intra-­‐thoracique, diagnostiqués et traités selon les recommandations nationales après caractérisation clinique, radiologique et bactériologique. Il s’agit ici d’associer à la procédure actuelle de diagnostic de la tuberculose, des méthodes alternatives de recueil d’échantillons bactériologiques (string test, aspiration naso-­‐pharyngée) et les nouveaux tests mesurant la sécrétion de l’interféron gamma par les lymphocytes (Quantiféron), de même que les tests moléculaires automatisés Xpert MTB/RIF (Gen Expert). L’objectif étant de développer un algorithme pour améliorer le diagnostic de la tuberculose chez les enfants infectés par le VIH dans les pays en développement à forte endémie tuberculeuse en vue de faciliter le diagnostic le diagnostic de la TB chez l’enfant dont on sait difficile. Il s’agira également d’évaluer la sensibilité, spécificité, valeurs prédictives positives et négatives d'un test Lymphocyte T Interféron Gamma (Interferon Gamma Release Assays (tests de détection de l’interféron gamma)) : le QuantiFERON ®-­‐TB Gold In-­‐Tube, pour le diagnostic de la TB chez les enfants infectés par le VIH.
Etat d’avancement :
Mai 2012 : démarrage des inclusions ;
Juin 2014 : fin des inclusions, 125 enfants infectés par le VIH suspects de tuberculose inclus; Juillet 2014 : obtention d’un complément budgétaire pour poursuivre les activités au niveau de la coordination pays de l’étude jusqu’en juin 2015 : prise en charge de la prolongation de 6 mois de la période d’inclusion et de la période du suivi des enfants, inclusion des témoins, et prise en charge du moniteur d’étude clinique pendant la période du nettoyage de la base de données. Décembre 2014 : fin du suivi de 6 mois des derniers enfants inclus ;
Janvier 2015 : fin des inclusions des enfants dans les groupes témoins en vue de la validation du test de Quantiferon®. Ces inclusions ont démarré en octobre 2015, parallèlement au suivi des derniers enfants inclus dans l’étude. Au total, 39 enfants infectés par le VIH et non infectés par le VIH, non suspects de tuberculose.
Poursuite du nettoyage de la base de données afin de faciliter les analyses statistiques qui sont centralisées au niveau de la coordination de l’étude au Cambodge