conférence de restitution du projet HandiVIH

Le 7 avril 2016, le Centre Pasteur du Cameroun a accueilli la conférence de restitution du projet HandiVIH :« Handicap et VIH : état des lieux sur la vulnérabilité des personnes handicapées face au VIH/Sida à Yaoundé ». Conduit par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et l’Institut de Formation et de Recherches Démographiques (IFORD) en 2015, avec le soutien de l’Agence française de recherche sur le Sida et les hépatites virales (ANRS-France) et de l’Initiative 5 % du Fonds mondial, HandiVIH, selon les acteurs, est la première étude mondiale qui révèle la grande vulnérabilité des personnes handicapées face au VIH/Sida.

La réponse à l’épidémie du VIH/Sida repose sur l’identification des populations clés ou vulnérables, afin de mettre en place des interventions ciblées en leur faveur. Parmi les populations clés : les personnes handicapées, qui représentent environ 15 % de la population mondiale et vivent, pour 80% d’entre elles, dans les pays à ressources limitées.

Alors que les personnes handicapées ont longtemps été exclues de toute discussion sur leur possible inclusion comme population clé et ont peu retenu l’attention des programmes de lutte contre le Sida, il est désormais avéré qu’elles sont exposées à un risque élevé d’infection par le VIH.

L’étude HandiVIH (ANRS 12302) a en effet mis en évidence une augmentation significative du risque d’infection par le VIH chez les adultes handicapés, par rapport à ceux non handicapés vivant à Yaoundé.  HandiVIH est une étude en population qui a porté sur 807 personnes handicapées, âgées de 15 à 49 ans et sur 807 témoins non handicapés, de même âge, sexe et lieu de résidence. Tous les types de handicap ont été considérés (23 % visuel, 12 % auditif, 43 % physique et 21 % intellectuel ou psychique).

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8 mars 2016

Pour cette 31ème édition de la Journée Internationale de la femme, le personnel a su marquer de son empreinte l’histoire du Centre Pasteur du Cameroun. Historique ! C’était la première fois de l’histoire que les hommes défilaient au CPC. En effet, cette année 2016, tout le personnel masculin a reçu la moitié d’un pagne et a défilé aux côtés des femmes.

Le thème « Egalité des sexes et autonomisation des femmes: gagner le pari, surmonter les obstacles" était au centre des débats. Dans son discours, Mme Owona Célestine, Directeur Général p.i du CPC a relevé que beaucoup de choses restent encore à faire pour que la femme au CPC soit totalement autonome.

Ainsi dans la matinée du 8 mars, le cortège féminin, accompagné de d’une bonne poignée d’hommes a pris part au traditionnel défilé qui s’est déroulé au Boulevard du 20 Mai dès 10H. C’était  sous la présidence de Mme Marie Thérèse Abena Ondoua, Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille. La journée s’est achevée sur un cocktail offert par la Direction Générale et des réjouissances inhérentes à l’ambiance festive liée au 8 mars.

En prélude à la Journée Internationale de la femme, d’autres manifestations pour célébrer cette 31ème édition ont été organisées au CPC. Il y a eu notamment la traditionnelle foire gastronomique des mets traditionnels camerounais le 04 mars 2016 et une conférence débat le 02 mars 2016 sur la thématique « Cancer du col, cancer du sein. Pourquoi se faire dépister ? »

   

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Formation des préleveurs

Le 11 mars 2016 s’est tenue au CPC la formation de certains personnels de la santé aux bonnes pratiques de prélèvement pour des analyses médicales. En effet, au cours de cette journée de formation, les formateurs – personnels du CPC- ont rappelé aux 33 participants (des infirmiers, des techniciens de laboratoire et des étudiants) les règles à respecter pour bien remplir un bulletin d’examen biologique, réaliser un prélèvement conforme et l’acheminer au laboratoire.

A la fin de la formation, un manuel de prélèvement conçu par le CPC a été remis à chaque participant. En effet, le manuel de prélèvement en question s’applique pour tout type de prélèvements correspondants aux examens pris en charge par les laboratoires d’analyses médicales du CPC. Dans ce document également, on retrouve des explications liées à la nature du prélèvement à réaliser en fonction de l’examen, aux conditions de prélèvement à respecter, à la préparation du patient, à la quantité souhaitée, au type et nombre de tubes à prélever pour les prélèvements sanguins, aux conditions de transport et les délais d’acheminement à respecter, et aux délais de rendus des résultats.

Les participants ont reçus des mains de Mme Owona Célestine, Directeur Général p.i du CPC, des attestations de fin de formation.

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Les cancers féminins au centre des débats ce 02 mars au CPC

En prélude au 8 mars 2016, une cinquante de personnel féminin du Centre Pasteur du Cameroun ont longuement débattu sur l’un des grands obstacles de l’épanouissement de la femme : le Cancer. Quatre experts sur la table -  Dr Atenguena Etienne, médecin oncologue, le Dr Likeng Marcel, Gynécologue Obstétricien et le Dr Nangue Charlette, médecin anatomo-pathologiste avec pour modérateur le Dr Atangana Paul Adrien, médecin anatomo-pathologiste - sont venus édifier les femmes du CPC sur la thématique : « Cancer du col, cancer de l’utérus. Pourquoi se faire dépister ? « Les différentes interventions du jour nous ont fait comprendre par exemple que le cancer du col de l’utérus qu’à lui seul : «  est le deuxième cancer de la femme. Près de 2000 nouveaux cas nouveaux cas, soit 20 p 100.000 et plus de 1000 décès par an», a affirmé le Dr Atenguena Etienne.

Cancer du col de l’utérus

En effet, Le col de l’utérus est la partie basse et étroite de l’utérus. Le cancer du col de l’utérus est une maladie qui se développe sur la muqueuse du col de l’utérus. La cause principale de cette maladie est une infection persistante par un virus qui se transmet par voie sexuelle,  le papillomavirus humain ou HPV (human papillomavirus).

Lorsque ce virus s’installe durablement au niveau du col de l’utérus, il peut provoquer des modifications de l’épithélium, on parle de lésions précancéreuses. Dans de rares cas, il arrive que ces lésions évoluent vers un cancer. Cette évolution est lente puisqu’un cancer apparaît généralement entre 10 à 15 ans après l’infection persistante par le virus.

Le cancer du col de l’utérus est suspecté si une anomalie est décelée lors d’un examen de dépistage (frottis cervico-utérin) ou si des symptômes sont apparus. Pour établir le diagnostic, des prélèvements (biopsies) sont réalisés au niveau des lésions. C’est l’examen anatomopathologique de ces prélèvements qui confirme le diagnostic de cancer du col de l’utérus. L’étendue de la maladie est ensuite déterminée grâce à des examens d’imagerie et en particulier par une IRM du pelvis.

Cancer du sein

Le cancer du sein quant à lui estune tumeur maligne qui se développe au niveau du sein. il est le cancer le plus fréquent chez la femme. Il représente plus du tiers de l'ensemble des nouveaux cas de cancer chez la femme.

Lorsqu'une anomalie est découverte lors d'un examen de dépistage ou qu'une personne présente des symptômes, plusieurs examens doivent être réalisés. C'est l'examen anatomopathologique des tissus prélevés au niveau de l'anomalie qui établit le diagnostic de cancer du sein. Ce prélèvement au niveau de l'anomalie est le plus souvent réalisé par micro ou macrobiopsies à travers la peau.

Traitements

Différents types d’approches peuvent être utilisées pour traiter ces cancers féminins : la chirurgie, la radiothérapie, l'hormonothérapie, la chimiothérapie et les thérapies ciblées. Il arrive parfois qu'un seul type de traitement soit nécessaire. Dans d'autres cas, une association de traitements est utile pour mieux maîtriser la maladie.

La semaine d’activités organisée au CPC va se poursuivre avec le 04 mars, la journée gastronomique. Le 05 mars, la marche sportive organisée par le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille au Boulevard du 20 Mai. Et enfin, le défilé le 8 mars 2016.

 

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